Presqu’un déjà vu.
C’était relax pendant les fêtes. Nicole se sentait fatiguée. Plutôt que nous joindre a ma famille en visite de Suisse pour leur tour de la Nouvelle Angleterre jusqu’à New York, nous les avons juste vu chez nous deux jours. J’ai rejoint ma sœur Jasmin, ses enfants Shani et Eran, et mon frère Yariv pour un jour à Montréal. Les autres jours, nous avons regardé les enregistrements des deux premières deux saisons de “Life on Mars”, une excellente série de la BBC qui va arriver sur Télé-Québec prochainement.
Le retour au travail lundi se transforma en cauchemar. Nicole avait du saignement! Une macabre sensation de déjà-vu descendait sur nous, comme le brouillard qui en même temps descendait sur la vallée du St-Laurent suite aux températures anormalement douces. Cette fois, nous avons bien suivi notre plan d’urgence. En peu de temps, Nicole était sous soins médicaux. C’était tard pour une échographie et sa condition était stable. Nous sommes donc parti et retourné le mardi matin pour un diagnostique plus précis.
Même place, même gens, même service excellent, même parcours vers l’échographie à l’étage. De la résignation était dans nos cœurs. Nous étions prêts pour le pire. L’attente d’un long quart d’heure était pénible.
Les premières images et le mots rassurants du technicien m’on fait venir des larmes de joie. La voilà, une petite boule noire sur l’écran. Dans son intérieur un embryon pulsant de 9mm. Six semaines et six jour d’âge d’après l’estimation des médecins. Tout était beau. Nicole n’avait pas ses lunettes et le technicien a agrandi l’image pour elle. Nous avons vu un petit cœur battre.
Pas d’explication de cause exacte du saignement. Ni de l’atypique pression sanguine et fréquence cardiaque de Nicole ce matin. Mais un début de fausse-couche était exclu.
Cette semaine sera relax, nous restons à Québec avec les parents de Nicole. Sept semaines sont faites, ils en restent 33.
Pas de sushi à la sortie de l’hôpital cette fois ci. Ce fut du fast food.